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Le CEFAA au Salon de l’Air et de l’Espace (FIDAE) 2016

publicado a la‎(s)‎ 6 abr. 2016 12:36 por Jose Patricio Lay Lagos   [ actualizado el 6 abr. 2016 12:39 ]

Le Général Villalobos pendand l'inauguration du séminaire.

De gauche à droite, le Colonel Ariel Sanchez d'Uruguay, le Directeur du CEFAA Ricardo Bernudez et les pilotes Óscar Santa María du Pérou et Jorge Polanco d'Argentine.

Près d'une centaine de personnes est venue assiter à l'évènement.





Traduction d'un article publié par la DGAC le 6 avril 2016

Le Comité d’Étude des Phénomènes Aériens Anormaux a réalisé un séminaire international qui a attiré de nombreux auditeurs au pavillon des conférences du Salon de l’Air et de l’Espace (FIDAE) à Santiago, le 2 et 3 avril 2016.

Les progrès accomplis dans l’étude de certains cas survenus au Chili et les témoignages de pilotes étrangers, venus raconter leur expérience avec des PAN, ont fait l’objet de présentations qui se sont déroulées sur deux jours.

Parmi les cas abordés, on remarque le récit du Commandant de la Force Aérienne du Pérou, Óscar Santa María, qui s'est trouvé en présence d'un mystérieux objet volant. L’ex-officier explique qu’il a reçu l’ordre d’intercepter et d’abattre un appareil étrange qui volait dans les environs de la base aérienne de la Joya, dans le sud du Pérou, le 11 avril 1980, car il pouvait s’agir d’un appareil d’espionnage. Selon Santa María, après s’être rapproché de l’objet non identifié, il a ouvert le feu de ses canons de chasseur bombardier.

Selon son affirmation, « l’objet aurait dû exploser ou être endommagé, mais il ne semblait avoir subi aucun dégradation, bien au contraire, il a au même moment pris de la distance à une vitesse très élevée. »

Santa María estime qu’il a atteint une vitesse de 900km/h et s’est élevé à 11 mille mètres d’altitude.

Ce témoignage, ainsi que celui de Jorge Polanco qui a observé un mystérieux objet de 30 mètres de diamètre alors qu’il était aux commandes d’un Boeing 727 il y 21 ans dans le ciel de Bariloche, a suscité l’intérêt du public venu assister à l’évènement.

Le Directeur Général de la DGAC, Général de Brigade Aérienne, Víctor Villalobos, a inauguré l’évènement en souhaitant la bienvenue aux participants. Il a souligné l’importance d’un tel organisme dont la reconnaissance et l’ouverture pour traiter certains cas d’observation emblématiques sont indéniables. En ce sens, le Directeur du CEFAA a mis en avant la mission de l’organisme qui se consacre à une étude scientifique des phénomènes aériens anormaux dans le but de vérifier un risque éventuel pour la sécurité des opérations aériennes.

Le Colonel Ariel Sanchez a également participé au séminaire et a présenté le CRIDOVNI, Commission de collecte et de recherche de déclaration d’OVNI d’Uruguay.

Révélations à la chilienne

publicado a la‎(s)‎ 29 jul. 2015 13:16 por Plataforma Sites Dgac   [ actualizado el 7 mar. 2016 11:47 por Jose Patricio Lay Lagos ]

 Traduction et adaptation d'un article d’Antonio Hueeus, publié le 5 mars 2012 sur http://www.openminds.tv/.

 Pour la première fois dans l’histoire des conférences internationales sur les OVNI aux Etats-Unis, le 21ème Congrès International des OVNI de Fontain Hill en Arizona, a pu compter sur la participation d’un représentant gouvernemental qui se trouve à la tête d’un projet de recherche sur les OVNI. Le Général à la retraite de la Force aérienne chilienne, Ricardo Bermúdez, est directeur du CEFAA (le Comité d’étude des phénomènes aériens anormaux), qui dépend de la DGAC (la Direction générale de l’aviation civile du Chili, équivalent à la FAA aux Etats-Unis). Le général Bermúdez s’est exprimé au Congrès le samedi 25 février et a révélé une série de cas très intéressants impliquant des pilotes civils et militaires, et également un cas extraordinaire qui a lieu de jour et comporte plusieurs vidéos montrant clairement un objet métallique lors d’une cérémonie de la Force aérienne chilienne en 2010. Le message transmis lors de son discours a été très clair : dans certains cas, les OVNI s'avèrent être une réalité qui pourrait éventuellement représenter un danger pour les opérations aériennes et c’est pour cette raison qu’il faut effectuer des recherches officielles à leur sujet, non seulement au Chili, mais aussi dans le monde entier.

Le général Bermúdez a commencé son exposé par une présentation PowerPoint décrivant la mission et la méthodologie du CEFAA.

La mission du CEFAA est la suivante :

Relever et analyser toutes les informations pertinentes concernant les Phénomènes Aériens Non Identifiés (PANI) qui se produisent sur le territoire national, en procédant à une analyse sérieuse, objective et scientifique afin de déterminer la proportion du risque pour les opérations aériennes.

La création du CEFAA remonte à 1997 lorsque le général Bermúdez était directeur de l’École de l’Air chilienne, où s’entraînent les contrôleurs aériens et les opérateurs radar et où le CEFAA a résidé pendant quelques années. Depuis le renouvellement de son statut en 2009, le  CEFAA est à présent domicilié  sur le site du Musée de l’aéronautique et de l’aérospatiale à Santiago.

Bermúdez a expliqué que l’agence comporte un « comité de conseillers extérieurs »,  composé de huit scientifiques, les meilleurs dans leur domaine respectif, de l’énergie nucléaire à la médecine aérospatiale attachés à l’Université de Santiago, et de l’astronomie à la psychologie, attachés à l’Université Catholique et Métropolitaine.

 Le CEFAA comporte également une « comité intérieur » qui comprend des experts de la sécurité aérienne, du contrôle aérien, de la météorologie, de la recherche sur les accidents aériens, de l’ingénierie aérospatiale et des spécialistes en audiovisuel.

 Bermúdez a expliqué : « Nous avons le soutien de toutes les branches de l’Armée et de la Police, et cela comprend la participation des officiers de l’armée de terre, de la marine, de la force aérienne et des forces de police. Nous pensons que le phénomène est le même partout dans le monde. Et nous entretenons des relations avec des chercheurs de 14 pays différents ». Selon les cas, ils travaillent avec leurs confrères officiels à l’international, par exemple avec le CRIDOVNI en Uruguay ou le GEIPAN en France. Dans les pays où il n’existe pas d’organisme officiel public, le CEFAA entretient des relations avec des organisations scientifiques privées, comme le NARCAP aux Etats-Unis fondé par le chercheur Richard Haines.

 Le 11 août 2008, le gouvernement chilien a approuvé la loi 20.285, connue sous le nom de « loi de la transparence ». Par certains aspects elle fonctionne de la même manière que le Freedom of Information Act (« Loi pour la liberté d’information ») aux États-Unis : les organismes gouvernementaux ont vingt jours pour répondre aux questions du public concernant leurs registres. Par ailleurs, cette loi va en au-delà du FOIA. À l’exception des sujets qui touchent à la sécurité nationale et aux relations extérieures, la loi de la transparence a été conçue de telle sorte que les organismes gouvernementaux agissent de façon ouverte et transparente même dans les cas où le public n’en fait pas spécifiquement la demande. Le CEFAA a fidèlement rempli les exigences de la loi, comme l’a expliqué le général Bermúdez affirmant : « c’est de cette manière que nous traitons le phénomène, ouvertement et librement ».

La plupart des pays qui ont divulgué des registres sur les OVNI (les États-Unis, la France, le Brésil, la Nouvelle-Zélande, l’Espagne, etc) se sont principalement servis des archives gouvernementales : des rapport d’enquêtes d’OVNI établis par l’armée, des compte-rendu traitant des aspects scientifiques, militaires et politiques, leur correspondance, etc. Un petit nombre d’entre eux a également divulgué des vidéos et des photos, mais aucun n’a révélé de preuve matérielle bien réelle.

Du fait de sa nature, le CEFAA nous a fait découvrir une nouvelle catégorie de preuve ufologique : les enregistrements audio des communications entre les pilotes et les contrôleurs aériens. La Direction générale de l’aviation chilienne (DGAC) se doit de garantir « la sécurité de toutes les opérations aériennes du pays ». La vaste géographie du Chili et l’étendue de ses territoires maritimes dans l’Océan Pacifique, de l’Antarctique au sud du pays jusqu’à l’île de Pâques à l’ouest, recouvrent une superficie d’environ 20 milles nautiques. Le général Bermúdez a affirmé que « Le CEFAA a directement accès à toutes ces informations, les communications des pilotes sont notre principale source d’information ».

L’essentiel de la présentation de Bermúdez reposait sur des cas aéronautiques compilés et analysés par le CEFAA. Il s’est exprimé de façon détaillée sur sept cas d’OVNI au total, survenus entre 1978 et 2011 et restés sans explication jusqu’à aujourd’hui. Il nous a fait écouter les communications radio des pilotes et contrôleurs aériens. Les enregistrements sont évidemment en espagnol (certains figurent sur le site internet du CEFAA, cefaa.gob.cl), la conférence incluait en outre la traduction en gros caractères sur des diaporamas PowerPoint ; ce qui a facilité notre compréhension des cas.

Certaines observations, comme celle ayant eu de multiples témoins à l’aéroport de Puerto Montt, dans le sud du pays, en 1988, ou encore celle de l’aéroport de Chacalluta, dans le nord, en 1997, ont été directement liés à la création du CEFAA. Prenons le cas d’Arica par exemple : juste après que l’avion de l’armée Eco Inca ait signalé un OVNI à la tour de contrôle, on peut entendre l’opérateur dire « nous avons reçu plusieurs appels nous signalant qu’il y a sûrement un OVNI dans le secteur… nous sommes en état d’alerte et attendons d’autres signalements… Il [l’avion de l’armée] signale qu’il y a un objet situé à trois heures, qui se déplace à  "une vitesse incroyable", dixit le pilote lui-même ».

Dans un autre cas impliquant trois avions différents à l’approche de l’aéroport international de Pudahuel à Santiago, on peut entendre un des pilotes dire clairement « ça [l’OVNI] ressemble à un train avec beaucoup de fenêtres et on le voit très bien ». Bermúdez commente à ce propos : « on a trois avions sur des fréquences différentes, qui décrivent la même situation, un des équipages a pu voir des fenêtres pareilles à celle d’un train ; s’il y a des fenêtres alors on peut penser qu’il y a quelqu’un derrière qui regarde, mais on ne peut pas savoir. Encore un autre cas, connu sous le nom du « cas Pelícano », ayant eu lieu le 24 juin 2010, impliquait lui aussi trois avions : deux avions de ligne et un de l’armée dénommé Pelícano. Comme l’a exposé le général Bermúdez « trois avions ont observé le même phénomène, deux avions de ligne à l’approche de Santiago, un avion militaire à 300 milles au nord et un objet qui croise leur trajectoire. Le pilote signale quelque chose qui se camoufle en décrivant des mouvements erratiques ». Dans la communication audio, on entend le pilote dire : « Roger, à cet instant je ne le vois plus… mais j’ai pu le voir très clairement… on aurait dit un nuage…camouflé sous l’apparence d’un nuage qui se déplaçait de façon erratique ».

 Pour en savoir plus, lire l'article original


Vidéos chiliennes à examiner à la loupe

publicado a la‎(s)‎ 29 jul. 2015 13:16 por Plataforma Sites Dgac   [ actualizado el 7 mar. 2016 11:40 por Jose Patricio Lay Lagos ]


Dernières découvertes sur les vidéos chiliennes d’OVNI : élimination des insectes

 Traduction d’un article de Leslie Kean, publié le 13 avril 2012, Huffington Post

Le 13 mars, Ralph Blumenthal et moi avons publié un article sur un cas survenu au Chili et qui a depuis suscité une grande polémique. L’organisme officiel de recherche sur les PAN (Phénomènes Aériens Non identifiés) à Santiago, appelé CEFAA (Comité d’Étude des Phénomènes Aériens Anormaux) avait fourni des informations au sujet d’une anomalie repérée sur plusieurs enregistrements vidéo pendant un spectacle aérien près de la base aérienne d’El Bosque, le 5 novembre 2010. (http://www.huffingtonpost.com/leslie-kean/the-extraordinary-ufo-sig_b_1342585.html).

 Pendant sa conférence au Congrès international des OVNI à Phoenix, en février dernier, le directeur du CEFAA, le général Ricardo Bermúdez, a montré d’abord une des vidéos – la même que nous avons publiée. Puis il a expliqué à son public que « sept spectateurs, situés à différents endroits, chacun disposant de sa propre caméra, ont filmé un objet volant. La chose apparaît sur les sept vidéos ». Son discours est actuellement disponible sur le site du CEFAA. (link)

 Quelques jours auparavant, je m’étais renseigné sur le cas en contactant le CEFAA. J’ai ainsi pu interviewer le général juste avant sa présentation à Phoenix. Il m’a confié : « quelque chose d’anormal s’est produit là-bas et nos astronomes, qui sont cartésiens, ont affirmé que c’était un objet. Le fait qu’il se rapproche indique qu’une intelligence est aux commandes. On ne sait toujours pas de quoi il s’agit, mais nous n’avons pas terminé l’analyse ».

 Des experts au Chili ont examiné les vidéos, provenant d’appareils photo numériques et de téléphones portables, et en ont tiré des explications conventionnelles. Bermúdez a évoqué leurs méthodes dans son discours : « Nous avons utilisé différents procédés d’analyse. D’abord, nous avons transmis tous les films à nos astronomes qui les ont étudiés avec leurs propres logiciels et systèmes. Puis, nous avons remis le film à des spécialistes de la force aérienne, le Service de photogrammétrie aérienne. Ils ont eu recours à leurs propres méthodes. Enfin, nous, le CEFAA, avons mené une analyse en interne avec nos propres spécialistes ».

 Et il ajoute : « Les analyses se poursuivront et nous espérons arriver à une conclusion scientifique le plus tôt possible ».

 Alberto Vegara qui fait partie des experts chiliens et qui est spécialiste en imagerie numérique, affirme que « l’examen de toute la vidéo, scène après scène, nous a permis de constater qu’il [l’objet] se déplaçait à une vitesse largement supérieure à celle de n’importe quel engin ou technique connus à ce jour. Cela nous invite donc à poursuivre les recherches quant à son origine ».

 Blumenthal et moi-même avons peut-être posé trop de questions rhétoriques et n’avons pas assez insisté sur le fait que les recherches continuaient, ainsi que Bermúdez et Vergara l’avaient déclaré. Aujourd’hui, la quête d’une « conclusion scientifique » connaît un nouveau regain. Après la révélation de cette histoire, plusieurs analystes de photographie renommés, et extérieurs au Chili, qui souhaitent rester anonymes pour l’instant, se sont rapprochés du CEFAA et ont demandé s’ils pouvaient étudier les vidéos. Deux d’entre eux ont déjà commencé à travailler de façon minutieuse et indépendante sur le cas. Ce procédé permettra d’aborder de nouvelles questions, parmi lesquelles certaines ont été soulevées durant notre enquête.

 En accord avec les souhaits exprimés par l’équipe scientifique du Chili et les nouveaux analystes mentionnés ci-dessus, le général Bermúdez ne diffusera pas d’autre vidéo pour le moment. Le but est que le public en soit informé de façon exhaustive, pour une meilleure compréhension générale, une fois le tout connu et publié. Ainsi, l’ensemble des experts s’est mis d’accord pour que d’abord les recherches essentielles soient menées à bien.

 Le CEFAA s’engage à répondre aux demandes de tout le monde, mais cela prendra du temps. En effet, l’organisme ne cherche pas à cacher quoi que ce soit. J’ai eu libre accès à l’enquête et je vais pouvoir en suivre les aboutissements au fur et à mesure. Il me paraît évident que le général Bermúdez ne va pas mettre les vidéos en ligne de façon prématurée et risquer de se faire devancer par des personnes non qualifiées, surtout après ce qui s’est passé suite à la publication de la première vidéo.

 Quelques sceptiques ont crée le buzz en décidant de mener leur propre « analyse » des vidéo clips, puis ont déclaré, avec bravade, que l’objet en question n’était autre qu’un insecte. En général, leur texte était assorti d’une citation ou d’une représentation erronée de mon travail ou de celui du CEFAA. L’incompétence de ces individus, sans même évoquer leurs qualifications, découlait d’une immense lacune : leur travail n’incorporait pas les données nécessaires pour produire une analyse correcte, et encore plus important, il se concentrait sur les vidéos d’une seule des multiples caméras témoins.

 La semaine dernière, Bermudez a révélé que « l’existence de plusieurs vidéos, prises par différentes personnes placées à différentes distances de la même scène incite à penser qu’il ne s’agit pas seulement d’un insecte. Nous [le CEFAA] donnerons plus de détails lorsque les recherches actualisées seront terminées ».

 Je ne suis ni analyste d’images ni entomologiste. En collaboration avec mon collègue qui écrit pour le New York Times, je n’ai, jusque là, fait que vous rapporter ce que les meilleures sources chiliennes m’ont confié sur ce cas des plus intrigants. À présent nous devons tous patienter pour avoir plus d’informations et respecter leurs méthodes.

 Mais en attendant, amusons-nous un peu avec les insectes.

 

L’OVNI d’El Bosque serait-il en fait un scarabée ? (clichés extraits des vidéos, avec l’aimable autorisation du CEFAA)

                                                                                          

 Celui-ci pourrait-il être un OVNI ? (Planorbata depressa)                   Et celui-ci ? (Coccidophilus ctricola)

 Pour plus de choix, voir http://www.coleopterosdechile.cl/coleoptera/coccinellidae.html ou

http://www.coccinellidae.cl/

 Lorsque les chercheurs du CEFAA ont pour la première fois visualisé l’enregistrement évoqué précédemment, il leur a été présenté par un ingénieur qui avait remarqué un objet étrange sur le ralenti de la vidéo. Ils ont alors eux aussi pensé que la petite chose tremblotante devait être un insecte. Ils ont cependant décidé de rechercher des films supplémentaires. C’est seulement après avoir découvert que l’objet apparaissait sur d’autres vidéos prises à différents endroits (par des caméras trop éloignées les unes des autres pour avoir pu capturé le même insecte) que les analystes chiliens se sont rendu compte que l’objet ne pouvait vraisemblablement pas être un insecte.

 J’ai moi-même récemment décidée de me pencher sur le cas en montrant la vidéo, le diaporama power point et les zooms sur l’objet à des entomologistes américains qui avec, avec un peu de chance, ont quelques notions des insectes chiliens. Après tout, ne sont-ils pas les mieux placés pour déterminer si l’OVNI est en fait une sorte d’insecte ?

 J’ai trouvé trois entomologistes hautement qualifiés auxquels j’ai posé ma question sans détour, mais sans en mentionner la raison, si ce n’est « dans le cadre de recherches ». La question était tout simplement formulée ainsi : pensez-vous qu’il s’agisse d’un insecte ?

 J’ai téléphoné au gestionnaire de collections des insectes et coordinateur du laboratoire de diagnostique de l’Université Cornell, Jason J. Dombroskie, qui avait reçu mon courriel et me demandait de l’appeler. Est-ce qu’il pourrait s’agir d’un insecte ? Il a répondu : « C’est possible mais cela me surprendrait beaucoup. » Il trouvait que ça ressemblait plutôt à une tâche floue et a fait remarquer que les scarabées ont un vol lent. Il en a conclu que « ça pourrait être n’importe quoi ».

 Le professeur et conservateur du Musée national de l’université du Nebraska et du département d’entomologie, Brett C. Ratcliffe, a reçu un prix remis par la Société des coléoptéristes pour « ses travaux remarquables » entre 1992 et 2005. Il a donné son nom à dix-neuf espèces d’insectes, notamment des scarabées (qui représentent l’hypothèse la plus probable ici, étant donné leur forme arrondie qui s’apparente à un dôme avec des bords plats). Il a répondu ainsi à mon courriel et son étrange pièce jointe : « C’est assez impressionnant. Aucune idée de ce que ça pourrait être mais ça n’a pas l’air d’être un insecte… bien qu’effectivement les insectes au vol rapide photographiés en mode d’obturation lente ressemblent à des tâches floues et informes. Je transmets ça à plusieurs collègues et demandent autour de moi. »

 Des tâches informes ? Oui, le plus souvent les insectes pris en photo de près ressemblent à cela.

Un vrai insecte a été filmé le même jour que les phénomènes non identifiés, à la base aérienne du Bosque, par une des caméras qui a aussi filmé l’objet mystérieux (avec l’aimable autorisation du CEFAA).


Un autre insecte, encore plus près, filmé avec la même caméra quelques minutes après (avec l’aimable autorisation du CEFAA).

 


Le CEFAA a réalisé plusieurs études de photos et de vidéos « d’objets » volants qui se sont révélés n’être autres que des insectes, comme c’est le cas ci-dessus (avec l’aimable autorisation du CEFAA).

Quelques tours plus tard, Ratcliffe m’a écrit à nouveau : « j’ai interrogé plusieurs de mes collègues pour voir si l’un d’entre pensait qu’un insecte pourrait être responsable de l’anomalie sur l’image. Personne n’en avait aucune idée. »

Puis, j’ai trouvé une spécialiste des insectes chiliens. Elizabeth Arias, qui a grandi à Santiago, a enseigné l’entomologie dans deux universités chiliennes pendant cinq ans, avant de s’installer au Etats-Unis. En 2000, elle a publié un ouvrage sur les scarabées chiliens et a réalisé des études  poussées à ce sujet dans le sud du Chili. Elle m’a écrit par courriel qu’elle « connaî[t] bien les espèces d’insectes du Chili ».

Après avoir vu le matériel, elle a répondu « je dirais qu’il n’y avait pas d’insecte ». Et elle a fait ressortir l’importance de ce commentaire en le mettant en violet à la fin du texte.

« Quand les scarabées sont en vol, leurs ailes se dressent et les ailes membraneuses, qui se trouvent en dessous, battent. J’ai vu des insectes voler à maintes reprises et pris en photo ça ressemble à une torpille, plutôt de forme ovale ; c’est pourquoi je ne vois pas ici, ni ne peux me représenter où se situeraient les pattes et les ailes. » Elle a ensuite affirmé qu’elle y réfléchirait davantage. Sa description ressemblait beaucoup à l’image qui apparaît ci-dessus.

Le lendemain, le 10 avril, elle m’a écrit à nouveau: « j’ai discuté avec un ami du Chili au sujet de cette photo et il m’a dit que ça pourrait éventuellement être un insecte, uniquement si celui-ci est passé PRÈS de la caméra [insistance de sa part]. » Et elle a souligné une autre phrase en violet : « mais il est impossible de déterminer ce que c’est ».

Les entomologistes, les mieux qualifiés pour évaluer la fameuse hypothèse des insectes, semblent être arrivés à un consensus indépendant en examinant le même matériel, celui auquel tout le monde a eu accès : il ne s’agit certainement pas d’un insecte et il est impossible de déterminer de quoi il s’agit. S’ils ne peuvent pas affirmer que c’est un insecte, qui d’autre pourrait en être sûr ? Je ne prétends d’aucune manière que ma petite incursion dans le monde de l’entomologie corresponde à une expédition définitive et rigoureuse. Mais assurément elle fut enrichissante. Restez branchés à la vraie science, suite au prochain épisode.

Lire l'article original



Voir une des vidéos du cas El Bosque dans la rubrique : Vidéos

Vague belge d’OVNI

publicado a la‎(s)‎ 29 jul. 2015 13:15 por Plataforma Sites Dgac   [ actualizado el 1 mar. 2016 5:35 por Jose Patricio Lay Lagos ]


Le 29 novembre 1989, après la tombée du jour, 143 observations d’OVNI furent concentrées dans une petite zone près de Eupen en Belgique, à trente kilomètres à l’est de Liège et à onze kilomètres à l’ouest de la frontière allemande. 
Certaines observations ont été signalées par plus d’une personne, ce qui signifie qu’au moins 250 personnes ont été témoins de cet extraordinaire phénomène OVNI.

Préjugé sur la désinformation du Phénomène Aérien Non Identifié

publicado a la‎(s)‎ 29 jul. 2015 13:15 por Plataforma Sites Dgac   [ actualizado el 7 mar. 2016 11:53 por Jose Patricio Lay Lagos ]

Rapport du NARCAP écrit par Ted Roe et publié en 2002 : lire le texte original

La science a validé l’existence de plusieurs phénomènes naturels caractérisés par des manifestations lumineuses anormales dans le ciel. La compréhension de ces phénomènes reste obscure et leur documentation n’est que très récente. De plus, des observations fiables de la part de représentants du gouvernement américain et  autres officiels à l’international implique la description d’objets aériens dotés de caractéristiques inhabituelles. Certains de ces phénomènes ont des propriétés électriques qui pourraient avoir un effet négatif sur la sécurité de l’aviation et qui semblent tout à fait anormaux aux yeux des observateurs. Certains de ces phénomènes représentent un danger physique démontré par les systèmes d’enregistrement des incidents de l’air. Ce phénomène encore mal connu n’a pas reçu l’attention adéquate pour prévenir un éventuel risque des opérations aériennes.


Témoignage de JEAN-PIERRE MORIN

publicado a la‎(s)‎ 29 jul. 2015 13:15 por Plataforma Sites Dgac   [ actualizado el 3 mar. 2016 5:45 por Jose Patricio Lay Lagos ]


Témoignage recueilli par le SIGMA de l'Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF) qui se consacre à l'étude des PAN (Phénomènes Aériens Non identifiés). 

Jean-Pierre Morin est un ancien pilote de chasse, chevalier de la Légion d'Honneur, officier de l'Ordre National du Mérite et ancien directeur du CNES.

 

« Je quitte la Base Blandine avec mes trois passagers par la (seule) route orientée vers l’Est. Il fait nuit noire. Sans Lune. Je traverse la Base Bacchus, base de lancement des Bélier, Centaure et autres Dragon, inactivée et non éclairée. Deux minutes plus tard, j’oblique vers le Nord, en direction de l’aéroport d’Hammaguir, lui aussi sans lumière. Peu avant l’aéroport, j’oblique à droite vers l’Est sur une route parallèle à la piste d’aviation. À bord du véhicule, la discussion est animée : ce lancement est la répétition du lancement du 11 janvier qui avait donné lieu à des incidents techniques : ouverture intempestive d’une porte pendant l’ascension atmosphérique, mauvaise ouverture du parachute principal conduisant à un atterrissage brutal, résultats scientifiques partiels. Demain, il nous faut faire un sans-faute !

C’est alors que Mercier, à ma droite, appelle mon attention sur une lumière dans le ciel, basse sur l’horizon, qui se situe légèrement à droite de la route. On dirait un phare d’atterrissage d’un avion qui se pose : rien de surprenant quand on longe une piste d’atterrissage, même si celle-ci est éteinte. Pourtant, l’aéronef dont le « phare » grossit, devrait traverser notre route mais s’obstine à rester sur notre droite. Pilote moi-même, ayant volé sur beaucoup d’avions dont des Mirages, je me dis que le pilote fait un « vent-arrière » pour atterrir contre le vent. Bizarre : sur le portique, nous avions remarqué qu’il n’y avait pas le moindre souffle de vent. Soudain, les événements se précipitent : le moteur de ma 2 CV hoquette. Je pense à une panne d’essence mais ma jauge est au trois-quarts pleine. Puis le moteur s’arrête sans que j’aie touché à la clé de contact. Je freine et arrête la 2 CV. Tous quatre, nous jaillissons de la voiture, dont les codes restent allumés. Nos regards se portent vers l’objet qui vient à notre rencontre. L’absence totale de bruit est le premier élément frappant : dans le désert, on entend une mouche à un kilomètre; cette absence de bruit implique donc que l’aéronef, qui se dirige vers nous, n’est pas un avion mais plutôt un ballon.

La nuit est sans Lune, sans nuages. À l’oeil nu, on voit des dizaines de milliers d’étoiles ; ceux qui sont allés de nuit dans le désert, où l’humidité est inférieure à quarante pour cent, savent à quel point il est difficile de trouver une direction du ciel sans étoile scintillante. Tout aéronef qui se déplace dans un tel ciel occulte les étoiles, son contour apparent s’y dessine ainsi que son fuselage. Au fur et à mesure qu’il s’approche, l'objet prend l’allure d’un dirigeable, une sorte de Zeppelin. Son site, situé à 2° au début de l’observation, évolue de plus en plus rapidement jusqu’à atteindre 45° au moment où il passe devant nous ; cela veut simplement dire que son altitude de croisière est du même ordre de grandeur que la distance qui nous sépare de sa trace horizontale.

Le « dirigeable » est devant nous. Sa longueur est de l’ordre de quatre diamètres apparents lunaires, sa hauteur d’un diamètre. Toujours pas le moindre bruit ni le moindre souffle de vent. Je distingue nettement, surtout vers l’avant, des flammèches multicolores (oranges, vertes, bleues, rouges) que j’interprète comme une ionisation de l’air ambiant. Pas de trace de propulsion chimique. La vitesse estimée de l’objet est de l’ordre de dix à vingt kilomètres à l’heure. Extrêmement lent!
Les quatre témoins restent muets, sans doute sidérés par ce qu’ils voient. Moi le premier : en fait j’ai oublié leur présence. Seule anomalie physique : de tous petits tintements cristallins dans l’oreille, du genre de ceux que l’on entend en plongée sous-marine. L’objet s’éloigne maintenant. On ne distingue plus les flammèches mais celles-ci sont intégrées en un phare jaunâtre analogue à celui détecté dans la phase d’approche, ce qui semble prouver que ce que j’appelle l’ionisation, seule source lumineuse vue de près est en fait isotrope. Je n’ai pas aperçu de hublot. L’objet s’éloigne de plus en plus et à maintenant un aspect semblable à celui qu’il avait lorsque Mercier m’a alerté.

Soudain sur notre droite, au sol, dans le lointain, deux phares dans la nuit. Il me faut quelques secondes pour réaliser que c’est l’équipe Courtès qui, une fois son intervention terminée, rentre à la Base-vie pour dîner. On entend nettement le bruit de la 2 CV qui est au moins à deux kilomètres. Un vrai bonheur: quatre astronomes à bord! Ils vont pouvoir nous expliquer cette chose qui est devenue dans le ciel une planète comme Vénus (moins brillante toutefois). Pourvu que la lumière tienne, le temps qu’ils arrivent jusqu’à nous.

Je me dis que notre temps d’observation est peu ou prou le temps qu’ils ont passé sur la passerelle (temps qu’ils me confirmeront, de l’ordre de vingt minutes). Je m’attends à ce que leur véhicule subisse la même agression (magnétique?) que le nôtre. Il n’en est rien : l’objet, qui a continué sa route linéaire, est loin maintenant. D’ailleurs sa trajectoire l’a amené à passer à proximité de la Véronique érigée sous son portique. Sur une carte, prolongeant la route qui passe devant la piste d’aviation et que l’objet a parfaitement suivie, on peut voir qu’il est passé à moins de cinq cents mètres de la fusée ! Se pourrait-il qu’une puissance étrangère, Union Soviétique où États-Unis, ait envoyé un « vol » de reconnaissance pour évaluer la fusée ? Improbable… quoique l’on vienne de vivre une décennie de surprises soviétiques.
La 2 CV des astronomes a, comme je l’ai fait vingt minutes plus tôt, tourné à droite et vient vers nous : ils n’ont rien remarqué. L’objet est au loin, derrière eux. Ils nous remarquent et s’arrêtent goguenards : « alors, le Cnes : en panne? » Je les presse de sortir de leur véhicule et leur désigne l’objet, encore bien visible, presque statique. Ils le repèrent instantanément… et deviennent muets à leur tour. Il est vrai que je leur raconte tout ce que nous avons vu depuis vingt minutes. Le premier qui s’exprime est Courtès: « On dirait un ballon éclairé de l’intérieur » J’assure pour l’avoir vu de près qu’il n’y a pas de source lumineuse interne mais une ionisation externe peu fréquente chez les ballons.

Soudain, l’objet amorce un virage à gauche : son site cesse de décroître et se met à grimper, d’abord lentement puis de plus en plus vite. L’objet défile devant les étoiles avec une grandeur d’étoile : il n’a plus de contour apparent.

Les astronomes contemplent le spectacle bouche bée. Courtès et Viton avouent ne plus rien comprendre à ce qu’ils voient. Pourtant le ciel est leur métier ! L’objet, après avoir décrit une trajectoire en S se stabilise en direction du Sud-Ouest, à environ 60° de site. Sa taille diminue et la lumière s’éteint sur place comme si l’objet se déplaçait radialement et s’éloignait de la Terre. La phase de montée en site a duré un quart d’heure environ. D’ailleurs, Courtès et Viton indiquent précisément dans le ciel l’endroit où l’objet a disparu. J’avoue ne pas l’avoir retenu mais ils s’en souviennent sûrement.
Nous reprenons nos véhicules. Ma 2 CV a vrombi au premier coup de démarreur. Nous avons dîné ensemble au mess de la Base-Vie. Les astronomes n’ont rien dit, presque vexés de n’avoir su expliquer ce qu’ils avaient vu dans le ciel. J’ai à nouveau répété mon histoire ; contredit sur un seul point par les trois autres témoins qui estimaient que l’objet nous avait vus et avait entamé une manoeuvre d’évitement. Je leur ai expliqué qu’ils avaient été victimes d’un effet d’optique.
Je savais de quoi je parlais. En 1963, moins de quatre ans auparavant, affecté à la section d’essai des Mirage 3, j’avais assisté dans l’année à une vingtaine de passages de ces Mirage à très basse vitesse. Chaque fois, c’était la ruée, des pilotes pourtant blasés aux secrétaires, pour assister au spectacle. Un petit point vers l’Ouest qui grossit, se présente en entrée de piste à cent mètres d’altitude, ralentit tout en restant à cette altitude en augmentant de plus en plus son assiette. Et l’avion passe devant une assemblée experte à l’extrême limite du décrochage, donnant l’impression d’une certaine instabilité dans son cap, rectiligne pendant toute l’expérience ! Les variations de site et gisement, corrélés à la distance, se sont gravées dans mon cerveau: je peux affirmer que la trajectoire de l’objet d’Hammaguir était similaire à celle des Mirage « basse vitesse » de Mont-de-Marsan. À quatre détails près :
• la forme
• la vitesse très inférieure ;
• l’absence de bruit ;
• et surtout l’absence d’assiette de l’objet dont l’axe principal était, au moment de nous dépasser, strictement parallèle au bord de la route: l’assiette était donc nulle.

Le matin du 17 janvier, nous avons eu d’autres chats à fouetter. J’ai simplement vérifié qu’il n’y avait pas eu d’activité chez les militaires de la Base, la veille au soir, même pas d’activité ballon, météo par exemple. Après un décompte sans histoire, Véronique, sa pointe scientifique et le compartiment de récupération ont fait un absolu sans faute, à tel point que la même pointe a revolé le 4 avril 1967, 77 jours seulement après!

Abreuvés de données scientifiques, les astronomes ne furent pas disposés à écrire quoique ce soit sur leur observation. Quant à moi, de retour à Brétigny, je n’ai rien fait, ne sachant à qui déclarer mon observation. Les personnes à qui j’en parlais me firent rapidement comprendre que si je voulais faire carrière au Cnes, il valait mieux ne pas raconter d’histoires de brigands.
Après tout, au Sahara, j’avais pu simplement avoir été victime… d’un mirage.
En 1968, muté à la Direction des Programmes, je constate que Claude Poher essaye de démystifier le problème des OVNIs. Je lui donne mon témoignage, environ deux ans après les faits, et l’aide même dans certaines enquêtes qui s’avéreront être des illusions d’optique pour de nombreux témoins. Muté à Kourou, je cesse de m’occuper du problème, fortement incité que je suis par Jean Gruau à ne plus évoquer devant des tiers les événements du 16 janvier 1967, sous peine de perdre toute crédibilité auprès de mes interlocuteurs.
Aujourd’hui, je ne risque plus rien. C’est pourquoi j’ai revisité mon passé en étant très surpris que le souvenir de cette longue vision nocturne soit resté à ce point vivace dans mon esprit : comme si c’était hier ! » .


SIGMA « Janvier 1967 - Un OVNI survole Hammaguir ».
Le témoignage de Jean-Pierre Morin
Jean-Pierre Morin
2 novembre 2009

 

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