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Révélations à la chilienne

publicado a la‎(s)‎ 29 jul. 2015 13:16 por Plataforma Sites Dgac   [ actualizado el 7 mar. 2016 11:47 por Jose Patricio Lay Lagos ]
 Traduction et adaptation d'un article d’Antonio Hueeus, publié le 5 mars 2012 sur http://www.openminds.tv/.

 Pour la première fois dans l’histoire des conférences internationales sur les OVNI aux Etats-Unis, le 21ème Congrès International des OVNI de Fontain Hill en Arizona, a pu compter sur la participation d’un représentant gouvernemental qui se trouve à la tête d’un projet de recherche sur les OVNI. Le Général à la retraite de la Force aérienne chilienne, Ricardo Bermúdez, est directeur du CEFAA (le Comité d’étude des phénomènes aériens anormaux), qui dépend de la DGAC (la Direction générale de l’aviation civile du Chili, équivalent à la FAA aux Etats-Unis). Le général Bermúdez s’est exprimé au Congrès le samedi 25 février et a révélé une série de cas très intéressants impliquant des pilotes civils et militaires, et également un cas extraordinaire qui a lieu de jour et comporte plusieurs vidéos montrant clairement un objet métallique lors d’une cérémonie de la Force aérienne chilienne en 2010. Le message transmis lors de son discours a été très clair : dans certains cas, les OVNI s'avèrent être une réalité qui pourrait éventuellement représenter un danger pour les opérations aériennes et c’est pour cette raison qu’il faut effectuer des recherches officielles à leur sujet, non seulement au Chili, mais aussi dans le monde entier.

Le général Bermúdez a commencé son exposé par une présentation PowerPoint décrivant la mission et la méthodologie du CEFAA.

La mission du CEFAA est la suivante :

Relever et analyser toutes les informations pertinentes concernant les Phénomènes Aériens Non Identifiés (PANI) qui se produisent sur le territoire national, en procédant à une analyse sérieuse, objective et scientifique afin de déterminer la proportion du risque pour les opérations aériennes.

La création du CEFAA remonte à 1997 lorsque le général Bermúdez était directeur de l’École de l’Air chilienne, où s’entraînent les contrôleurs aériens et les opérateurs radar et où le CEFAA a résidé pendant quelques années. Depuis le renouvellement de son statut en 2009, le  CEFAA est à présent domicilié  sur le site du Musée de l’aéronautique et de l’aérospatiale à Santiago.

Bermúdez a expliqué que l’agence comporte un « comité de conseillers extérieurs »,  composé de huit scientifiques, les meilleurs dans leur domaine respectif, de l’énergie nucléaire à la médecine aérospatiale attachés à l’Université de Santiago, et de l’astronomie à la psychologie, attachés à l’Université Catholique et Métropolitaine.

 Le CEFAA comporte également une « comité intérieur » qui comprend des experts de la sécurité aérienne, du contrôle aérien, de la météorologie, de la recherche sur les accidents aériens, de l’ingénierie aérospatiale et des spécialistes en audiovisuel.

 Bermúdez a expliqué : « Nous avons le soutien de toutes les branches de l’Armée et de la Police, et cela comprend la participation des officiers de l’armée de terre, de la marine, de la force aérienne et des forces de police. Nous pensons que le phénomène est le même partout dans le monde. Et nous entretenons des relations avec des chercheurs de 14 pays différents ». Selon les cas, ils travaillent avec leurs confrères officiels à l’international, par exemple avec le CRIDOVNI en Uruguay ou le GEIPAN en France. Dans les pays où il n’existe pas d’organisme officiel public, le CEFAA entretient des relations avec des organisations scientifiques privées, comme le NARCAP aux Etats-Unis fondé par le chercheur Richard Haines.

 Le 11 août 2008, le gouvernement chilien a approuvé la loi 20.285, connue sous le nom de « loi de la transparence ». Par certains aspects elle fonctionne de la même manière que le Freedom of Information Act (« Loi pour la liberté d’information ») aux États-Unis : les organismes gouvernementaux ont vingt jours pour répondre aux questions du public concernant leurs registres. Par ailleurs, cette loi va en au-delà du FOIA. À l’exception des sujets qui touchent à la sécurité nationale et aux relations extérieures, la loi de la transparence a été conçue de telle sorte que les organismes gouvernementaux agissent de façon ouverte et transparente même dans les cas où le public n’en fait pas spécifiquement la demande. Le CEFAA a fidèlement rempli les exigences de la loi, comme l’a expliqué le général Bermúdez affirmant : « c’est de cette manière que nous traitons le phénomène, ouvertement et librement ».

La plupart des pays qui ont divulgué des registres sur les OVNI (les États-Unis, la France, le Brésil, la Nouvelle-Zélande, l’Espagne, etc) se sont principalement servis des archives gouvernementales : des rapport d’enquêtes d’OVNI établis par l’armée, des compte-rendu traitant des aspects scientifiques, militaires et politiques, leur correspondance, etc. Un petit nombre d’entre eux a également divulgué des vidéos et des photos, mais aucun n’a révélé de preuve matérielle bien réelle.

Du fait de sa nature, le CEFAA nous a fait découvrir une nouvelle catégorie de preuve ufologique : les enregistrements audio des communications entre les pilotes et les contrôleurs aériens. La Direction générale de l’aviation chilienne (DGAC) se doit de garantir « la sécurité de toutes les opérations aériennes du pays ». La vaste géographie du Chili et l’étendue de ses territoires maritimes dans l’Océan Pacifique, de l’Antarctique au sud du pays jusqu’à l’île de Pâques à l’ouest, recouvrent une superficie d’environ 20 milles nautiques. Le général Bermúdez a affirmé que « Le CEFAA a directement accès à toutes ces informations, les communications des pilotes sont notre principale source d’information ».

L’essentiel de la présentation de Bermúdez reposait sur des cas aéronautiques compilés et analysés par le CEFAA. Il s’est exprimé de façon détaillée sur sept cas d’OVNI au total, survenus entre 1978 et 2011 et restés sans explication jusqu’à aujourd’hui. Il nous a fait écouter les communications radio des pilotes et contrôleurs aériens. Les enregistrements sont évidemment en espagnol (certains figurent sur le site internet du CEFAA, cefaa.gob.cl), la conférence incluait en outre la traduction en gros caractères sur des diaporamas PowerPoint ; ce qui a facilité notre compréhension des cas.

Certaines observations, comme celle ayant eu de multiples témoins à l’aéroport de Puerto Montt, dans le sud du pays, en 1988, ou encore celle de l’aéroport de Chacalluta, dans le nord, en 1997, ont été directement liés à la création du CEFAA. Prenons le cas d’Arica par exemple : juste après que l’avion de l’armée Eco Inca ait signalé un OVNI à la tour de contrôle, on peut entendre l’opérateur dire « nous avons reçu plusieurs appels nous signalant qu’il y a sûrement un OVNI dans le secteur… nous sommes en état d’alerte et attendons d’autres signalements… Il [l’avion de l’armée] signale qu’il y a un objet situé à trois heures, qui se déplace à  "une vitesse incroyable", dixit le pilote lui-même ».

Dans un autre cas impliquant trois avions différents à l’approche de l’aéroport international de Pudahuel à Santiago, on peut entendre un des pilotes dire clairement « ça [l’OVNI] ressemble à un train avec beaucoup de fenêtres et on le voit très bien ». Bermúdez commente à ce propos : « on a trois avions sur des fréquences différentes, qui décrivent la même situation, un des équipages a pu voir des fenêtres pareilles à celle d’un train ; s’il y a des fenêtres alors on peut penser qu’il y a quelqu’un derrière qui regarde, mais on ne peut pas savoir. Encore un autre cas, connu sous le nom du « cas Pelícano », ayant eu lieu le 24 juin 2010, impliquait lui aussi trois avions : deux avions de ligne et un de l’armée dénommé Pelícano. Comme l’a exposé le général Bermúdez « trois avions ont observé le même phénomène, deux avions de ligne à l’approche de Santiago, un avion militaire à 300 milles au nord et un objet qui croise leur trajectoire. Le pilote signale quelque chose qui se camoufle en décrivant des mouvements erratiques ». Dans la communication audio, on entend le pilote dire : « Roger, à cet instant je ne le vois plus… mais j’ai pu le voir très clairement… on aurait dit un nuage…camouflé sous l’apparence d’un nuage qui se déplaçait de façon erratique ».

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