Expérience OVNI près du Lac Rapel

publicado a la‎(s)‎ 29 jul. 2015 11:36 por Plataforma Sites Dgac   [ actualizado el 10 mar. 2016 11:08 por Jose Patricio Lay Lagos ]
Témoignage d'un pilote de la Force Aérienne chilienne, colonel de l'aviation, membre du Club des anciens colonels de l'aviation, Santiago, le 4 juillet 2010.
Auteur : pilote de la Force Aérienne du Chili

Date de naissance : 02.07.1929

Organisme en charge : Département de la photogrammétrie aérienne de la Force aérienne du Chili (SAF)

Circonstances : au cours d’un vol de photogrammétrie aérienne.

Avion : bimoteur Beechcraft T-11 (depuis la proue en plexiglas)

Altitude de vol de l’avion : environ 8 000 pieds

Lieu : Chili, zone proche du lac Rapel, au sud-ouest de Santiago (capital du pays).

 

  1. Un vol de photogrammétrie aérienne consiste à réaliser des prises de vue verticales avec un appareil spécial en suivant un plan de vol établi au préalable à l’aide d’une carte aérienne (plan) et de lignes (axes de l’avion). Le but est que toute la zone soit photographiée selon une échelle établie à l’avance. 
Ces axes ou bandes de vol photographiques correspondent à des droites parallèles sur lesquelles les photos se « projettent » les unes après les autres de façon automatique et se recoupent entre elles sur 60% dans un sens en allant vers l’avant et de 20 à 30% (latéralement) entre deux bandes. 

Durant cette opération photographique, le navigateur (l’auteur de ce récit situé dans le nez de l’avion) indique au pilote par le biais d’une communication interne les manœuvres à effectuer pour placer l’avion à la bonne altitude et dans la bonne direction, ainsi que les virages et corrections si nécessaire. De la même manière, il communique avec le technicien photographe, qui se trouve dans le fuselage de l’avion avec son matériel, les données à introduire dans l’appareil photographique selon la situation du moment : par exemple, selon l’intensité de la lumière, le besoin d’un filtre, le déclenchement des prises, l’arrêt de celles-ci ou leurs répétitions, etc.

 

  1. Nous faisions une de ces bandes photographiques où il faut vérifier en permanence les points de contrôle sur la carte aérienne par comparaison aux accidents géographiques et autres. Il s’agit d’un procédé où on regarde principalement en bas. J’étais positionné à un angle d’environ 45º quand je me suis rendu compte que devant moi, à environ 3000 pieds en dessous de la trajectoire de vol dans l’autre sens, il y avait un objet blanc plus grand que le plus grand des avions existants à cette époque (actuellement ça correspondrait à un Jumbo Jet). Il avait la forme d’un cigare (fuselage sans aile et sans queue). Et il avait une rangée de fenêtres des deux côtés. Sa vitesse : indéterminée, mais j’estimerais qu’entre le moment d’observation et le moment où il a disparu en dessous de moi sont passées 3 à 4 secondes. Je suis resté très perplexe devant cette chose qui relevait du jamais vu. J’ai pensé que c’était une hallucination, mais c’était bien trop réel. Malheureusement, je n’ai pas eu l’instinct de donner l’ordre au technicien photographique de prendre une photographie dans l’immédiat, sans compter que l’appareil prenait automatiquement à ce moment-là les photographies calculées d’après le plan de vol établi au péalable.
Quand j’ai communiqué par voie interne avec le pilote et le technicien, il était déjà trop tard et l’instant précis était passé. 

Je dois admettre que ce que j’ai vu m’a profondément ému. Personne d’autre n’avait mentionné l’observation de cet objet ni ce jour-là, ni avant ni après. À l’époque, le phénomène OVNI était considéré comme de la fantaisie. Et comme je n’avais aucune preuve en main, j’ai préféré n’en parler qu’à mes amis les plus proches.


  1. Il y a quelques années quelqu’un en a parlé à des personnes appartenant à une chaîne de télévision. Ils m’ont demandé de passer une interview au Musée de l’Aéronautique dans le quartier Cerrillos. Une  fois l’enregistrement de mes explications terminé, ils m’ont montré, sur écran, un cas d’observation d’OVNI pour que je leur confirme ce que j’avais vu. Ensuite, ils m’ont demandé de signer une déclaration pour que je les autorise à utiliser mon témoignage en accord avec les intérêts de la chaîne télévision.

Considérant ce qu’ils me montraient, une chose sans forme définie et qui ne ressemblait en rien à ce que j’avais vu, j’ai refusé de signer. Ainsi prit fin « l’interview ».

 

  1. Le Général Ricardo Bermúdez Sanhueza, chef du Comité des Phénomènes Aériens Anormaux (CEFAA) a exposé une photographie durant une excellente présentation sur le thème des OVNI en juin 2010, au Club des Officiers de la Force Aérienne, devant un groupe d’officiers du cercle des Colonels de l’Aviation à la Retraite, qui m’a poussé à lui écrire pour lui faire part de ce cas d’observation resté gravé dans ma mémoire, malgré mes 81 ans aujourd’hui. 

Ainsi de la même manière qu’il a terminé son discours : je ne crois pas aux sorcières, mais s’il doit y en avoir, qu’il y en ait !!! 

Et moi j’en ai vu une GRANDE.