Cas de l’île Robertson en Antarctique

publicado a la‎(s)‎ 29 jul. 2015 8:13 por Plataforma Sites Dgac   [ actualizado el 11 mar. 2016 5:29 por Jose Patricio Lay Lagos ]

N.B. : conformément à leur demande, le nom des témoins a été modifié. 

Durant la seconde Année Géophysique Internationale (1956-1958), quatre Chiliens, dont deux scientifiques de renom, un assistant et un infirmier militaire de la Marine, furent déposés en hélicoptère sur l’île Roberston, en Antarctique. Ils restèrent sur place pendant un mois dans un abri démontable en métal, avec un émetteur radio à batterie et le matériel nécessaire pour étudier la géologie, la faune et la flore de la région.

L’île Robertson se trouve au sud du parallèle 65 et à l’est du méridien 60, dans la mer de Wedell, dans l’océan austral. L’île d’origine volcanique est riche en basalte et a une superficie approximative de 500 kilomètres carrés.

Au début du mois de janvier, alors que le temps était orageux, les membres de l’expédition rencontrèrent un problème qui conduisit à une opération de sauvetage fixée à la date du 20 janvier : leur matériel de radio avait cessé de fonctionner rendant impossible toute communication avec le reste du monde.

Le docteur Tagle (on utilise ici des noms fictifs à la demande des témoins) avait l’habitude de se lever pendant la nuit conventionnelle dans l’espoir d’observer des aurores boréales. Le professeur Barros, qui ne partageait pas cet intérêt, avait expressément défendu à son collègue de le réveiller. Mais le 8 janvier, le docteur Tagle osa défier l’interdiction et tirer son collègue du sommeil. Ce dernier se leva de mauvais gré mais il devait d’abord enfiler l’équipement nécessaire pour affronter la température extérieure, vingt-et-un degrés en dessous de zéro. Le soleil brillait du côté sud-est et le ciel sans nuage étirait son bleu profond et limpide au-dessus des glaces paisibles. On peut constater grâce aux rapports météorologiques de la Marine que de telles périodes de calme plat sont très rares dans la région.

Le docteur Tagle désigna le ciel en direction du nord, tout droit au dessus de sa tête, et le grincheux Barros aperçut deux appareils métalliques ayant la forme de cigares, en position verticale, parfaitement immobiles. L’un se situait sur le méridien et l’autre à quelques 30 degrés de distance ; ils reflétaient tous deux les rayons du soleil. Non sans une inquiétude secrète accentuée par l’excitation de Tagle, Barros  examina les appareils avec ses jumelles : leur aspect compact et la surface métallique lisse indiquaient une origine artificielle.

Les scientifiques décidèrent de ne pas réveiller leurs collègues afin qu’ils se rendent compte par eux-mêmes du phénomène. Il existait en outre la possibilité, bien que peu probable, que les deux scientifiques soient sous l’emprise d’une hallucination qu’ils pourraient transmettre à leurs collègues s’ils leur en parlaient. Ils s’éloignèrent alors d’une centaine de mètres du campement. Vers sept heures du matin, sortit l’infirmier militaire qui avait l’habitude de quitter le refuge en t-shirt pour faire quelques exercices et conserver la forme. Presque aussitôt les scientifiques l’entendirent crier : « monsieur, monsieur, des soucoupes volantes ! ».

L’assistant se leva lui aussi et les quatre hommes se retrouvèrent à contempler le phénomène, désormais convaincus qu’il ne s’agissait pas d’une illusion d’optique. Les objets restaient immobiles comme s’ils faisaient partie du ciel depuis des temps immémoriaux.

Vers neuf heures du matin, l’objet numéro un, c’est-à-dire celui situé le plus près du méridien, adopta tout à coup une position horizontale et s’envola vers l’ouest à la vitesse de l’éclair. Il perdit sa teinte métallique, devint ultraviolet, changea de direction en amorçant un virage à angle droit, et sans s’arrêter il parcourut une autre portion du ciel avant de reprendre une nouvelle direction. Il continua ces manœuvres vertigineuses en zigzagant : il freinait brusquement, prenait instantanément de la vitesse, passait au-dessus de la tête des observateurs en suivant toujours des trajectoires tangentes par rapport à la terre, le tout dans un silence absolu. Au bout de cinq minutes de spectacle, il alla stationner à côté de son collègue, reprenant quasiment sa position initiale, à cinquante degrés de l’autre appareil. Le numéro deux, qui était resté immobile pendant que l’autre dansait, sortit de son impassibilité pour se diriger vers l’est. Il effectua une dizaine de figures saccadées avec de brusques changements de direction et manifesta des variations de couleurs similaires, correspondant à ses accélérations ou à ses pauses. Au bout de trois minutes, il alla stationner à côté de son collègue et retrouva son aspect métallique.

L’expédition disposait de deux compteurs Geiger-Müller à haute tension, un pour enregistrer les sons et l’autre pour la scintillation. Une fois que les objets eurent repris leur position initiale, ils se rendirent compte que le scintillomètre affichait une radioactivité ambiante quatre fois plus forte, susceptible d’entraîner la mort de n’importe quel organisme vivant en cas d’exposition prolongée. Cette découverte ne fit qu’amplifier la frayeur des membres de l’expédition. 

La température se maintenait entre15 et 20 degrés en dessous de zéro et aucun nuage n’altérait la pureté du firmament. Personne ne parvint à faire quoi que ce fût ce jour-là, à part observer les objets. La sensation de s’être convertis en micro-organismes, soumis à la lentille d’un microscope, froidement examinés par des yeux invisibles, empêchait les hommes de se concentrer sur leurs tâches habituelles. Même s’ils ne disposaient pas de téléobjectif, ils prirent de nombreuses photos tant en couleur qu’en noir et blanc. 

Barros ne craignait pas une attaque des objets, mais son esprit scientifique, rigoureusement rationnel, l’empêchait de concevoir un phénomène étranger à la science. Pourtant au fur et à mesure que les heures défilaient, il était de plus en plus persuadé de se trouver devant une manifestation d’origine non humaine, d’être observé par une intelligence qui, pour quelque raison que ce fût, voulait garder l’anonymat et dont les actions à venir étaient imprévisibles.

Dans la soirée, les quatre membres de l’expédition partirent en direction du nord jusqu’au littoral, au bord des eaux vertes de la mer de Wedell, dans l’intention de se délivrer de cette présence. Le refuge situé sur une moraine – le lit d’un ancien glacier – s’élevait à environ soixante mètres au dessus du niveau de la mer. Ainsi, les hommes ne tardèrent pas à dépasser les objets et à se retrouver hors d’atteinte derrière une falaise qui tombait à pic. Mais soudain, il y eut une lueur puis celle-ci s’évanouit en une fraction de secondes au dessus de la falaise. Était-ce une tactique destinée à les prévenir qu’il ne servait à rien de se cacher ? Il était environ neuf heures du soir quand les hommes revinrent au campement et les objets n’avaient pas bougé.

Pendant la nuit (avec la présence constante du soleil), personne ne parvint à dormir. Rien de particulier ne se passa durant la soirée, ni durant les premières heures du deuxième jour. Les hommes, insomniaques et sans appétit, arrivaient à bout de forces.

À la tombée du jour, des cirrus apparurent. En Antarctique, ces nuages se forment entre 6 et 10 mille mètres d’altitude et annoncent la tempête. En se servant de ce repère et à l’aide d’un théodolite, le professeur Barros estima l’altitude des objets à environ 8 mille mètres et leur longitude à environ cent-cinquante mètres. Il évalua le diamètre, à son endroit le plus large, à vingt-cinq mètres. L’ombre projetée par un des nuages sur un des appareils valide la fiabilité de ces données. Cette découverte éclaira le professeur Barros. Il prit un polariseur, instrument utilisé pour déterminer la composition des roches et autres substances qui requièrent une déviation de la lumière, dont il orienta l’écran en direction des objets et alluma le flash. Presque aussitôt le numéro un émit une lumière intense et lorsqu’elle s’éteignit, ils remarquèrent que l’appareil était descendu de façon impressionnante. Il avait la taille d’une petite automobile, c’est-à-dire d’environ 3 mètres de longueur. Le docteur Tagle qui l’observait avec des jumelles crut apercevoir  une espèce de hublot au niveau de la partie supérieure, observation qui n’est pas corroborée par Barros.

La descente inattendue de l’objet, qui semblait être une réaction au signal envoyé par Barros avec le polariseur, provoqua chez Tagle une crise de nerfs. Il détruisit le polariseur d’un coup de pied. Le numéro un regagna alors en altitude et commença une nouvelle série de figures. Le professeur Barros en profita alors pour déterminer sa vitesse, se servant de l’altitude estimée auparavant, à partir de son angle visuel, à 4000 kilomètres heures, c’est-à-dire pratiquement la vitesse de décollage terrestre. Il faut savoir que les objets partaient de zéro et se lançaient à cette vitesse de façon instantanée, pour aussitôt freiner brusquement, sans perte de vitesse progressive. L’inertie à l’intérieur devait être mortelle pour n’importe quel être vivant, à moins qu’il dispose d’une champ gravitationnel propre, selon les théories de Plantiers sur le système de propulsion des soucoupes volantes. 

Vers onze heures du soir, le blizzard commença à souffler, un vent antarctique capable d’atteindre les trois-cents kilomètres heures, et le ciel se couvrit. À environ deux heures du matin, au milieu d’une tempête déchaînée, on constata que la radioactivité avait baissé. Parallèlement, la tension psychologique se relâcha. Avant même de pouvoir le vérifier visuellement, ils avaient la certitude que les objets étaient partis. Le lendemain, la radioactivité était revenue à la normale. Dans l’après-midi, un moment de calme au milieu de la tempête, où le ciel s’éclaircit à presque quarante-cinq pour cent, leur permit de constater que les objets n’étaient plus là.

Le 20 janvier, un hélicoptère vint secourir les quatre hommes. Même s’ils n’osèrent pas raconter leur aventure par peur du ridicule, ils décidèrent toutefois de se confier à un haut gradé de la marine chilienne qui ne se montra pas troublé par leur histoire. L’officier était au courant de nombreuses observations d’objets volants non identifiés, relatées dans presque toutes les expéditions en Antarctique, bien qu’aucune ne fût jamais aussi longue ni aussi précise que celle de Barros et Tagle. L’ATIC (Air Technical intelligence Center des Etats-Unis) envoya un questionnaire détaillé que Barros et Tagle complétèrent.